A l’heure où le monde entier se réjouit des avancées spectaculaires de la biotechnologie et des technologies médicales permises par les progrès du digital, la France peut savourer comme un trophée, l’exemplaire dynamisme de son entrepreneuriat scientifique qui soutient les innovations technologiques, notamment dans la sphère de la santé et des autres sciences de la vie.

Les sciences de la vie regroupent les disciplines scientifiques dont l’objet d’étude s’avère les organismes vivants au nombre desquels figurent les êtres humains, les animaux, les végétaux et les micro-organismes. Ces sciences qui ont la biologie pour pièce maîtresse, ont, peu à peu, intégré les technologies numériques dans leurs processus de recherche, de développement et de traitement. Ces innovations ont abouti à des orientations nouvelles et révolutionnaires, porteuses de succès. A côté des pionniers de l’envolée scientifique, de nombreuses startups prometteuses voient continuellement le jour dans l’hexagone et réussissent à intéresser une panoplie d’investisseurs, aussi bien nationaux qu’étrangers, pour soutenir leur développement.

 

Le digital au service de la biodiversité en France

Pour des sciences participatives (ou collaboratives), le processus d’observation et de collecte de données a radicalement changé en France grâce au numérique et à Internet. Les outils de recherche s’avèrent plus performants et les chercheurs n’hésitent plus à faire appel à des bénévoles qui contribuent largement au boom des innovations dans le domaine des sciences de la vie et du digital. Environ 50 000 volontaires et bénévoles participent aux programmes de recherche portant sur la nature, selon les chiffres de l’Observatoire de la biodiversité. Le réseau collaboratif francophone Tela Botanica qui compte environ 40 000 botanistes professionnels et amateurs (dont 80 % résident en France) dispose d’une phénoménale base de données sur les espèces végétales. Son exemple a inspiré Tela Insectica, un autre réseau collaboratif tout aussi prometteur, dont le but est la collecte de données sur les insectes. Outre les organisations à but non lucratif, la France est riche de ses startups qui repoussent admirablement les limites de la recherche en biodiversité. L’une d’entre elles s’avère la biotech Cellectis qui, entre autres innovations, développe des semences de pomme de terre et de soja non-OGM et à hauts rendements pour le marché américain.

 

La France, un pays riche en innovations technologiques médicales et biotechnologiques

En termes d’innovation, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) figure dans le top 10 mondial des organismes de recherche. Dans le cercle élitiste de la biotechnologie en Europe, cet institut français se classe premier déposant académique de brevets. Le secteur industriel tricolore, soutien indéfectible de la médecine en France, possède un savoir-faire et une expertise indéniables en matière de mécanismes de production de produits de santé, qu’il s’agisse de lots industriels ou de lots cliniques. Selon une enquête dénommée Leem et menée en 2015, au moins 10 % des essais cliniques internationaux sont réalisés dans l’Hexagone car la recherche clinique française est reconnue pour sa qualité. En 2015, la France a signé 7 des 10 plus gros partenariats mondiaux de la sphère biotechnologique. Grâce à ses alléchants dispositifs de financement et d’allégement fiscal (Bpifrance, Crédit d’Impôt Recherche, et statut de la Jeune Entreprise Innovante), notre pays dispose d’un tissu dense d’entreprises, œuvrant dans les domaines de l’e-santé, des bio-cleantech, des medtech et biotech. Le marché boursier français est très dynamique dans ces secteurs. Euronext s’avère le premier marché boursier mondial pour les medtech et le premier en europe pour les biotech.

 

Phillippe Pouletty, un artisan de la réussite de la France dans le digital et les sciences de la vie

Philippe Pouletty, éminent médecin chercheur spécialiste en virologie et en immunologie, a très vite compris le rôle majeur du secteur financier dans le développement des entreprises innovantes des sciences de la vie. Il co-fonde et administre l’un des leaders européens du capital risque, à savoir Truffle Capital. Il s’agit d’un fonds qui n’hésite pas à accompagner les jeunes pousses à forts potentiels. Un exemple patent est celui de Carmat, le leader mondial du cœur artificiel. Aux côtés du chirurgien Alain Carpentier, Truffe Capital sera avec Bpifrance, au début de la prometteuse aventure Carmat. A travers son fonds d’investissement, Philippe Pouletty fonde, en 2006, la société Vexim, un autre acteur majeur de la biotechnologie française. Vexim développe des produits innovants tels SpineJack®, un implant qui restaure l’équilibre vertébral après une fracture. Plusieurs autres sociétés sont co-fondées ou administrées par l’homme d’affaires. Il s’agit, entre autres, de Carbios, Deinove, Theradiag, Biokinésis, Abivax et Symetis.