Toute entreprise repose sur une idée ou un projet mais cela ne veut pas dire qu’il faut avoir une idée nouvelle pour créer son entreprise. Chez Compta-Clementine, Maximilien en témoigne: « je vois rarement dans nos milliers de clients, des activités révolutionnaire et c’est plutôt rassurant! ». Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en France, plus de 2 millions d’entreprise sont des commerçants ou artisans sur des activités classiques type Boulanger, Plombier, Garagiste. plus d’excuses donc pour créer sa propre entreprise.

L’étude de marché

Que vous vous lanciez avec une idée traditionnelle ou novatrice, votre entreprise doit commencer par une étude de marché pour définir si économiquement l’activité peut être viable autrement dit rentable. Sur les secteurs classiques, il faut mesurer le niveau de l’offre et de la demande ainsi que celui de la concurrence sur la zone de chalandise. Sur un nouveau marché, il faut également définir la taille du marché. Ceci n’a pas de valeur juridique ou comptable mais uniquement commercial afin de rendre possible l’existence de l’entreprise.

Pour réaliser l’étude de marché, « le plus simple est de faire preuve de bon sens en faisant le constat de la situation réelle du marché » comme le précise le président de Compta-Clémentine. Si l’entreprise se lance sur un nouveau marché, le constat ne suffit pas car les clients ne changent pas de mode de consommations facilement. Il faudra donc mener des périodes de tests et d’ajustement.

Le prévisionnel financier

Le but du prévisionnel est de définir la rentabilité de l’entreprise. L’Expert-Comptable intervient pour recueillir toutes les informations de l’étude de marché auprès de l’entrepreneur. Jean-Louis Boiché, Expert chez Compta-Clémentine souligne que les entrepreneurs préparent trop peu leur dossier et se retrouvent bien face au banquier avec peu d’arguments tangibles pour en faire l’un de leur premier soutien. Et au delà du banquier, il est nécessaire pour l’entrepreneur car il représente une feuille de route qui fixe le cap de l’objectif de rentabilité de l’entreprise. Le rôle du prévisionnel, c’est aussi de pouvoir définir l’évolution de la trésorerie dont le calcul peut déboucher sur une demande de financement auprès des banques par exemple.

Le choix du statut juridique

Il existe une quinzaine de statuts. Le premier statut juridique en France est l’entreprise individuelle. L’entreprise est représentée par une personne physique. Les autres statuts sont bien entendu des personnes morales telles que la SARL/EURL et la SAS/SASU. Ces dernières s’identifie par le SIREN et par leur capital social.

Dans la SARL, le gérant est assimilé comme travailleur non-salarié, tandis que le président de la SAS est soumis au régime commun comme un salarié. Si l’entrepreneur ne prévoit pas de se rémunérer, il aura quand même une cotisation minimum à acquitter au RSI dans la SARL alors qu’il n’y aura rien en SAS. En revanche, si la rémunération est élevée, la cotisation au RSI se révèle moins élevée que la charges d’URSAFF.

Le choix peut donc s’effectuer en anticipant la prise ou non d’une rémunération à court terme. Les différences peuvent également se mesurer sur la définition de pactes d’actionnaires plus souples dans le cadre de l’entrée de nouveaux actionnaires. Comme le pense Léo Thomas du cabinet Compta-Clémentine, « le RSI n’est pas mauvais, le choix ne doit pas se faire en fonction du RSI mais de la situation de l’entrepreneur ».

Les spécialistes du conseil à la création et de la rédaction des statuts juridiques sont les Experts-Comptables et les Avocats. De nombreux cabinet propose maintenant en interne un service juridique à part entière comme chez Compta-Clémentine par exemple.